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Un débat public pour l’avenir de la recherche

Présidence du CNRS : Un débat public sur la politique de recherche

L’idée d’un débat public entre les candidats[1] à la présidence du CNRS et en dialogue avec la communauté scientifique fait son chemin.

L’un des candidats, Olivier Coutard, a donné son accord pour y participer. Plusieurs médias nationaux et internationaux ont proposé de couvrir le débat par un live et/ou un article a posteriori. Plusieurs parlementaires contactés qui auditionneront le candidat retenu se sont, eux aussi, montrés favorables à ce que ces échanges aient lieu. Trois conditions nous paraissent indispensables pour que la communauté se considère partie prenante de ce débat :

  • un lieu empreint d’une certaine solennité, ouvert à toutes et tous, sur inscription ; ce pourrait être une salle du palais du Luxembourg.
  • une modératrice et un modérateur dont l’intégrité et l’indépendance vis-à-vis des candidats soit indiscutable. Stéphanie Ruphy, professeure de philosophie des sciences et directrice de l’Office Français de l’Intégrité Scientifique, et Olivier Monod, journaliste scientifique au journal Libération, ont donné leur accord de principe pour mener ce débat.
  • un débat ouvert à tous les candidats à la présidence qui le souhaitent. Nous souhaitons qu’Antoine Petit, actuel président du CNRS et qui demande un renouvellement de son mandat, participe à ce débat pour présenter sa vision politique et son programme devant la communauté académique, sous les regards de celle-ci et de la presse.

Nous nous proposons de rassembler des questions écrites à l’adresse des candidats et de prendre en charge la retransmission vidéo.

Rentrée du séminaire Politique des sciences

Le séminaire Politique des sciences consacré à la politique des mathématiques aura lieu le jeudi 21 octobre 2021 de 14h30 à 18h30 à l’Institut Henri Poincaré (11 Rue Pierre et Marie Curie, 75005 Paris), amphi Darboux. Il sera retransmis en parallèle sur la chaîne de Politique des sciences : https://youtu.be/1FIQv8iL6fM.

  • Isabelle Gallagher — La communauté mathématique : des rêves à l’épreuve de la réalité.
  • Antoine Chambert-Loir — Bourbaki, mythe et pratique d’un mathématicien collectif.
  • Catherine Goldstein — Et les autres ? Histoires et imaginaires.
  • Michel Broué — Mathématiciens et solidarité, abstrait et concret.

[1] Certains candidats ont reçu une lettre type comportant pour seule motivation de leur non sélection, cette phrase : « Je vous informe par la présente que, au regard des éléments fournis à l’appui de cette candidature, elle n’a pas été retenue pour la suite du processus de sélection actuellement en cours. »

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Séminaire Politique des sciences / Liberté académique

Association ou fonds de dotation pour la liberté académique

Nous pensons urgent, avant qu’il ne soit trop tard, de défendre la liberté académique et la liberté d’expression de manière générale, et de nous protéger collectivement contre les attaques qui se multiplient contre les universitaires et les chercheurs.

Deux modalités sont envisageables. Un fonds de dotation pour la liberté académique aurait l’intérêt de conduire à une réduction d’impôt des deux tiers des dons mais nécessite 15 000 € de don initial. Il s’agit d’un outil de mécénat qui permet de soutenir des projets d’intérêt général. C’est un organisme à but non lucratif, géré à titre bénévole, qui permet d’apporter des aides directes aux personnes et aux associations, sous la forme d’aide juridique, de bourses, de prix, et de subventions. Une faiblesse : ce sont les établissements qui sont supposés fournir une aide juridique aux universitaires et aux chercheurs dans le cadre de la protection fonctionnelle et il convient de ne pas abandonner ce terrain trop vite. L’autre possibilité est une association pour la liberté académique, qui a l’inconvénient symétrique de ne pas permettre aisément d’atteindre l’autonomie financière permettant d’apporter une aide concrète en cas de dérive politique.

Après le message de la semaine passée, nous sommes au tiers de la somme nécessaire à créer un fonds de dotation. Merci de nous indiquer dans ce questionnaire votre intérêt pour ces initiatives.

Reprise du séminaire Politique des sciences

Après un an et demi d’interruption de Politique des sciences, dont nous sommes partenaires, le séminaire reprend le jeudi 21 octobre 2021 de 14h30 à 18h30 à l’Institut Henri Poincaré (11 Rue Pierre et Marie Curie, 75005 Paris) et sur la chaîne de Politique des sciences, retransmis en direct à cette adresse : https://youtu.be/1FIQv8iL6fM.

La séance de travail sera consacrée à la politique des mathématiques, avec les intervenants suivants :

  • Isabelle Gallagher — La communauté mathématique : des rêves à l’épreuve de la réalité.
  • Antoine Chambert-Loir — Bourbaki, mythe et pratique d’un mathématicien collectif.
  • Catherine Goldstein — Et les autres ? Histoires et imaginaires.
  • Michel Broué — Mathématiciens et solidarité, abstrait et concret.

Il leur a été demandé de discuter de manière réflexive, à partir de leur pratique et de l’histoire, de l’articulation entre individu et collectif, des stars et des autres, de Bourbaki comme de Camille Noûs, des mythes qui innervent ce domaine, des mathématiciens exerçant leur solidarité…

Le séminaire Politique des sciences, créé à l’EHESS, existe depuis 2008 et est le seul séminaire réflexif sur nos métiers, en France. Il constitue une occasion de nous trouver, puis de nous retrouver, une fois par mois pour réfléchir collectivement à l’activité scientifique et à son articulation avec la sphère politique, au sens le plus large. Pendant les 18 derniers mois, le séminaire a servi à diffuser des informations et des réflexions analytiques sur la syndémie de SARS-CoV-2 :